Les projets court terme en France et à l'international

Les chantiers internationaux, d’une durée de 2 semaines en moyenne, sont l’opportunité de partir à la découverte d’autres cultures dans le monde entier autour de projets solidaires qui ont du sens pour vous, pour nous, pour tous. Quelle que soit votre destination, n’emportez avec vous que l’essentiel : votre curiosité et votre bonne humeur !

Durée : de 10 à 30 jours
Age : de 16 à 99 ans
Hébergement : compris (auberge, tente, dortoir…)
Repas : compris (végétarien et vegan possibles)
Animations, activités et visites les soirs et les week-end:
Bénévolat : 5 à 6 heures par jours, 5 jours par semaine
Nombre de volontaires : 10 en moyenne, 2 max par nationalité
Coût : adhésion chantier annuel : 90 euros + inscription par chantier 75 euros

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Pourquoi participer à un chantier international ?

Chaque année, des milliers de personnes choisissent de vivre l’expérience unique d’un chantier international. Loin d’être une simple activité estivale ou un court séjour à l’étranger, un chantier international s’apparente à une vraie immersion humaine, sociale et culturelle. Il attire des jeunes, des étudiant·es, des personnes en reconversion, des salarié·es en quête de sens, mais aussi des personnes désireuses de continuer à apprendre et à transmettre. Chacun arrive avec son histoire, ses attentes, ses doutes parfois, et ses envies d’action. Ce qui les réunit : le désir d’agir autrement, de s’ouvrir à l’inconnu, et de donner du sens à leur temps libre dans un monde où celui-ci semble souvent filer trop vite.

Participer à un chantier international, c’est accepter de sortir de son cadre habituel, de s’adapter. C’est aussi découvrir que l’action collective peut produire des effets réels et visibles, même en peu de temps. Beaucoup de volontaires témoignent d’un avant et d’un après, tant cette expérience peut marquer une trajectoire de vie.

Voici quelques-unes des raisons qui poussent de plus en plus de personnes à s’inscrire :

Volonté de se rendre utile

Contribuer concrètement à un projet de volontariat, même sur une courte période, procure un sentiment d’accomplissement puissant. Vous voyez le résultat de votre action : un mur restauré, un sentier nettoyé, un espace naturel protégé, une fresque collective, une activité menée avec des enfants ou des personnes âgées… Ce que vous faites n’est pas symbolique, mais inscrit dans la réalité quotidienne du territoire. Ce sentiment d’utilité, souvent rare dans nos vies modernes fragmentées, redonne confiance en sa capacité d’agir. Il rappelle que chacun peut être une force, même sans être expert. On apprend en faisant, avec l’équipe, et c’est souvent dans cet apprentissage partagé que naissent les souvenirs les plus forts.

Envie de voyager autrement

Voyager peut prendre mille formes, mais le chantier international offre une manière rare et authentique d’entrer en contact avec un territoire. Pas de parcours touristique prédéfini, pas de catalogue d’activités classiques : l’expérience se construit avec les habitants, avec les partenaires locaux, avec les autres volontaires. Vivre dans un village, partager les repas, comprendre les habitudes locales ou découvrir des gestes du quotidien différents des vôtres crée une approche plus humble et plus vraie du voyage. Beaucoup disent qu’ils ont appris davantage en deux semaines de chantier qu’en plusieurs années de séjours touristiques. Cette immersion authentique transforme la manière de voir le monde, et parfois même la manière de voyager ensuite.

Recherche d’une expérience interculturelle

Sur un chantier international, les nationalités se mélangent : des jeunes d’Asie, d’Europe, d’Afrique, d’Amérique latine, parfois même de régions isolées du monde, se retrouvent autour d’un même objectif. Les discussions autour des différences culturelles deviennent spontanées, naturelles. On découvre comment certaines personnes perçoivent l’écologie, la famille, l’éducation, la citoyenneté. On compare les traditions culinaires, on échange des paroles de chansons, on s’essaie à des jeux du monde entier. Cette cohabitation permet non seulement d’élargir sa vision, mais aussi de remettre en question ses propres repères et ses habitudes. Elle développe une curiosité nouvelle, une tolérance active, une aisance à comprendre l’autre. L’interculturel cesse d’être un mot et devient une expérience vécue.

Désir de vivre en communauté

La vie de groupe est au cœur des chantiers internationaux. Elle nécessite d’écouter, de coopérer, de partager les tâches, de s’organiser autrement. Chacun contribue à la cuisine, à la vaisselle, à la logistique, à la dynamique collective. Cela peut sembler anodin, mais apprendre à vivre ensemble transforme profondément la manière de gérer les relations humaines. On découvre des caractères différents, des façons de travailler plus rapides ou plus lentes, des modes de communication parfois déroutants. La communauté n’est pas un simple regroupement : c’est un apprentissage du vivre-ensemble, du respect mutuel, de la solidarité. Beaucoup de volontaires en ressortent avec de véritables amitiés internationales, parfois pour la vie.

Occasion de pratiquer une langue étrangère

Que vous souhaitiez améliorer votre anglais, apprendre quelques bases d’espagnol ou d’italien, ou simplement être plus à l’aise pour communiquer dans un contexte international, un chantier international est un terrain d’apprentissage idéal. La pratique linguistique n’y est pas scolaire : elle est vivante, spontanée, amusante. On apprend les expressions en partageant des tâches, en riant, en se trompant, en recommençant. Loin du cadre formel d’une classe, c’est la motivation naturelle qui prend le relais. De nombreux volontaires constatent qu’ils gagnent plus de fluidité en deux semaines de chantier qu’en plusieurs mois d’études théoriques.

Besoin de se recentrer

Dans un monde connecté en permanence, où le rythme du quotidien laisse peu d’espace à la respiration, un chantier international agit comme une parenthèse. Pas de course à la productivité, pas de sollicitations permanentes, mais un temps suspendu où l’on peut réfléchir à ce qui compte réellement. Certains y voient une pause salutaire dans un parcours professionnel stressant. D’autres y trouvent l’occasion de clarifier une orientation, de renouer avec des valeurs mises de côté, ou de simplement retrouver un rapport plus sain au temps. C’est un moment pour se recentrer, pour se reconnecter au réel, pour observer ce que le collectif et la simplicité du quotidien peuvent apporter.

Volonté d’agir pour des causes globales à travers des actions locales

Les chantiers abordent souvent des thématiques sociales, écologiques ou culturelles qui résonnent avec les grands enjeux contemporains : justice sociale, inclusion, transition écologique, préservation du patrimoine, revitalisation rurale, solidarité intergénérationnelle… On parle souvent de « penser global, agir local », et les chantiers incarnent parfaitement cette logique. Vous contribuez à un projet qui dépasse votre seule présence, qui s’inscrit dans une dynamique de long terme, qui renforce un territoire. À travers un geste simple – restaurer un bâtiment, réhabiliter un espace naturel, améliorer un lieu de vie – vous participez à quelque chose de plus vaste. Cette conscience élargie donne du sens à l’action et nourrit un engagement durable.

Des compétences pour la vie

Participer à un chantier, c’est aussi développer des compétences précieuses qui dépassent largement l’expérience en elle-même.

Sur le plan personnel, vous gagnez en autonomie, en créativité, en capacité d’adaptation. Vous apprenez à vous débrouiller dans un contexte inconnu, à appréhender des imprévus, à trouver des solutions. Ce sont des compétences de vie, essentielles dans un monde changeant.

Sur le plan relationnel, la pratique du travail en équipe, l’écoute active, la diplomatie, la gestion de conflits ou de malentendus deviennent des outils naturels. Beaucoup de volontaires découvrent qu’ils sont capables de leadership, non pas dans un sens hiérarchique, mais dans leur capacité à encourager, organiser, soutenir.

Dans le monde professionnel, ces compétences sont de plus en plus reconnues. Les employeurs apprécient les personnes capables d’évoluer dans des contextes multiculturels, adaptatives, responsables et tournées vers le collectif.

Pour les jeunes, c’est souvent une première expérience d’engagement à l’international, une ouverture vers d’autres formes de mobilité : volontariat long, service civique, études à l’étranger. L’expérience d’un chantier peut devenir un tremplin vers une vocation nouvelle ou une direction inattendue.

Pour les adultes, c’est parfois une manière de se reconnecter à ses valeurs, de retrouver une motivation perdue, de prendre du recul. Certain·es disent qu’ils ont retrouvé le goût du travail d’équipe, ou qu’ils ont découvert des talents qu’ils ignoraient.

Pour les retraités, c’est l’occasion de transmettre un savoir-faire, d’apprendre des plus jeunes, de rester actifs socialement. Beaucoup témoignent du plaisir de se sentir encore utiles, reconnus et intégrés.

Quelle que soit la durée de votre mission, votre présence compte. Ce que vous vivez sur place, ce que vous apprenez, les liens que vous tissez, et l’impact que vous laissez derrière vous ont une valeur durable. Et ce que vous en retirez vous accompagne bien au-delà du retour : dans votre façon d’agir, de voir le monde, de prendre des décisions, de vous relier aux autres.

Participer à un chantier international n’est pas simplement « faire du volontariat ». C’est une rencontre : avec soi, avec les autres, avec le monde. C’est une expérience qui laisse une empreinte, qui transforme doucement mais profondément.

Et une fois que l’on a vécu cela, on comprend vite pourquoi tant de personnes y reviennent année après année.

“Ne mettez jamais en doute le fait qu'un petit groupe de citoyens réfléchis et engagés puisse changer le monde.”

 Margaret Mead – Anthropologue américaine